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Publié par Vendanges littéraires

Catherine Millet (Photo C. Hélie), Jaume Cabré (Photo Sonia Gonzalez), Gil Graff (Photo Salomé M.) et Frédéric Martin (Photo Jean-Luc Bertini).
Catherine Millet (Photo C. Hélie), Jaume Cabré (Photo Sonia Gonzalez), Gil Graff (Photo Salomé M.) et Frédéric Martin (Photo Jean-Luc Bertini).
Catherine Millet (Photo C. Hélie), Jaume Cabré (Photo Sonia Gonzalez), Gil Graff (Photo Salomé M.) et Frédéric Martin (Photo Jean-Luc Bertini).
Catherine Millet (Photo C. Hélie), Jaume Cabré (Photo Sonia Gonzalez), Gil Graff (Photo Salomé M.) et Frédéric Martin (Photo Jean-Luc Bertini).

Catherine Millet (Photo C. Hélie), Jaume Cabré (Photo Sonia Gonzalez), Gil Graff (Photo Salomé M.) et Frédéric Martin (Photo Jean-Luc Bertini).

Prix des Vendanges littéraires : Catherine Millet

Prix Jean Morer : Jaume Cabré

Prix Vendémiaire : Gil Graff

Prix Coup de foudre : Frédéric Martin

Sous le platane.

Le programme

Dimanche 5 octobre

• 10h -18h

Déambulation littéraire et gourmande en présence des éditeurs régionaux, de la librairie Torcatis et des vignerons de l’Agly.

Atelier marque-pages pour les enfants de 3 à 8 ans à la « Poissonnerie » (place de Gaulle).

Présentation des stands des éditeurs, auteurs et vignerons.

• 14h 30

Remise des prix aux quatre lauréats.

• 15h

Rencontre avec Gil Graff, prix Vendémiaire.

(Animée par Sylvie Coral et Christian Di Scipio)

• 16h 30

Rencontre avec Catherine Millet, prix des Vendanges littéraires.

(Animée par Marie Bardet et Henri Lhéritier)

En cas de pluie, repli aux Dômes, direction Perpignan

Catherine Millet prix des Vendanges littéraires

Le prix 2014 des Vendanges littéraires est attribué à Catherine Millet pour son récit « Une enfance de rêve » publié chez Flammarion. La directrice de la revue Art Press succède ainsi au palmarès à Michel Le Bris (2008), Michel Onfray (2009), Christian Oster (2010), Bernard Pivot (2011), Jean Echenoz (2012) et Jean-Paul Kauffmann (2013). Célèbre depuis un précédent ouvrage qui a obtenu un grand succès (« La vie sexuelle de Catherine M »), Catherine Millet porte dans ce nouveau livre un regard lucide, sensible et vrai sur son enfance dans un milieu modeste. Henri Lhéritier qui en rend compte dans ce blog écrit : « Le lecteur découvre, portée par une langue pure, débarrassée de tout pathos et sans aucun spectaculaire, une vie qui pourrait être sienne, tant elle est relatée avec précision et réalisme… Cette Enfance de rêve, d’une lecture parfois déchirante, est un livre diablement émouvant et vivifiant ».

Jaume Cabré, prix Jean Morer

Le prix Jean Morer consacre en général un ouvrage paru dans l’année ainsi qu’une œuvre illustrant le mot du Portugais Miguel Torga : « L’universel c’est le local moins les murs ». Les lauréats successifs de ce prix ont été, depuis sa création : Charles Juliet (2010), Javier Cercas (2011), Marie Rouanet (2012) et Mireille Calle-Gruber. Il sera remis cette année à l’écrivain catalan Jaume Cabré, auteur de « Confiteor » (Actes Sud), roman labyrinthique qui a fortement impressionné le jury comme on peut le lire dans ce blog. « L’écrivain catalan, écrivons-nous, avait déjà, dans ses précédents romans - « Sa seigneurie », « L’ombre de l’eunuque » et « Les voix du Pamano » - fait preuve d’une grande maîtrise dans la conduite d’un récit où s’entremêlent les destins et les époques. Mais avec « Confiteor » son regard s’élève encore pour embrasser sans aucune limite de temps ni de lieu un territoire vaste comme la condition humaine ».

Gil Graff, prix Vendémiaire

Le prix Vendémiaire qui a vocation de distinguer un écrivain publié par un éditeur des Pyrénées-Orientales revient à la romancière Gil Graff qui a rallié les suffrages du jury avec « Personne ne parlera de nous lorsque nous serons morts » (Ultima Necat, Perpignan). L’auteur de « Catalan Psycho » et « Céret noir » succède à Gérard Jacquet (2008), Georges Bartoli (2009), Michel Arcens (2010), Adrienne Cazeilles (2011), Michel Gorsse (2012) et Michel Adroher (2013).

« Gil Graff, écrivons-nous dans ce blog, réussit à donner vie et épaisseur à des marginaux, des « invisibles » condamnés à l’oubli qui ont pourtant marqué de leur empreinte la traversée du siècle ». Selon Bernard Revel, ce roman « s’impose comme une des œuvres littéraires les plus fortes qu’ait produites depuis longtemps l’édition régionale».

Frédéric Martin, prix Coup de foudre

Les Vendanges littéraires innovent en décernant leur prix Coup de foudre à un éditeur : Frédéric Martin. Découvreur de Magda Szabo et Goliarda Sapienza lorsqu’il travaillait pour les éditions Viviane Hamy, ce passionné du livre comme objet d’art autant que littéraire, a participé à l’aventure des éditions Attila avant de créer en 2013 Le Tripode. Dédiée aux littératures, aux arts et aux « ovnis », sa maison d’édition publie une quinzaine de livres par an, chacun faisant l'objet d'un travail éditorial et graphique spécifique dont la qualité a séduit le jury. Avant lui, le prix Coup de Foudre avait été remis à deux auteurs de bandes dessinées (Marguerite Abouet et Clément Oubrerie en 2009), un auteur de polar (Philippe Georget en 2011), deux romancières (Cécile Coulon en 2012 et Emmanuelle Bayamack-Tam en 2013).

Voir dans ce blog les articles consacrés à Catherine Millet, Jaume Cabré, Gil Graff et Frédéric Martin